Conseil académique international

Garantir la qualité, le pluralisme et l’indépendance des travaux

Un Institut du naturisme crédible devrait être accompagné par un conseil académique international. Ce conseil n’aurait pas pour rôle de gouverner le CHM, de représenter les naturistes ou de décider à la place des institutions existantes. Sa fonction serait d’aider l’Institut à maintenir une exigence intellectuelle, éthique et méthodologique.

Le conseil pourrait réunir des chercheurs, historiens, sociologues, anthropologues, juristes, philosophes, médecins, spécialistes de santé publique, géographes, urbanistes, architectes, archivistes, spécialistes du tourisme, éthiciens, artistes, traducteurs, journalistes spécialisés et personnes disposant d’une expérience concrète des espaces naturistes.

Le naturisme ne relève pas d’une seule discipline. Il touche au corps, à l’enfance, à la famille, à l’intimité, au droit, à l’image, à la nature, au tourisme, à l’architecture, à la mémoire, à la santé, à la liberté d’expression, à la religion, à la morale publique et à la vie collective. Un conseil académique devrait donc être pluraliste, international et interdisciplinaire.

Les membres du conseil ne parleraient pas nécessairement au nom de leurs institutions, sauf accord explicite. Leur rôle serait de contribuer à la qualité des travaux, non d’apporter une caution automatique à toutes les orientations de la Fondation ou de l’Institut.

Le conseil pourrait proposer des thèmes de recherche, relire des publications, évaluer des appels à projets, recommander des partenaires, conseiller sur les questions éthiques, soutenir les politiques d’archives et aider à distinguer les sources fiables, les témoignages, les hypothèses et les interprétations.

Il pourrait aussi protéger l’Institut contre plusieurs risques : confusion entre recherche et communication, dépendance à un seul financeur, amateurisme documentaire, effacement des voix critiques, appropriation par un seul courant naturiste, ou transformation du CHM en simple symbole publicitaire.

Un tel conseil devrait rester consultatif. Il ne devrait pas devenir un pouvoir parallèle. Sa valeur serait dans la qualité de ses avis, la diversité de ses compétences et sa capacité à poser de bonnes questions.

Un Institut du naturisme digne de ce nom devrait accepter la contradiction. Le conseil académique international permettrait précisément cela : créer un espace où le naturisme peut être étudié sérieusement, sans crainte, sans complaisance et sans réduction morale.