Cinq domaines de recherche de l’Institut du naturisme sont organisés comme une généalogie des savoirs humains. Ils ne prétendent pas classer toutes les disciplines dans un ordre définitif. Ils proposent plutôt un parcours : des premières formes de représentation, de langage, de logique et de métaphysique, vers la philosophie épicurienne, puis vers les sciences du vivant, les sciences humaines et, enfin, l’étude contemporaine des institutions, de l’économie, des technologies et des abus d’autorité.

Le naturisme traverse tous ces domaines parce qu’il touche à une question simple et difficile : comment les êtres humains comprennent-ils leurs corps, leurs lieux de vie, leurs désirs, leurs peurs, leurs règles, leurs institutions et leurs formes de liberté ?

L’Institut ne chercherait donc pas à créer une discipline fermée appelée “naturisme”. On dit qu'elle essaie de faire du naturisme un point d’observation : un lieu depuis lequel les arts, la philosophie, les sciences, le droit, l’économie, l’écologie, la politique et les témoignages vécus peuvent dialoguer.

Les cinq domaines ci-dessous forment des portes d’entrée. Ils sont séparés pour faciliter la lecture, mais ils se croisent constamment.

Une recherche ouverte, reliée et responsable

Ces domaines de recherche sont appelés à évoluer. Ils ne prétendent pas épuiser le naturisme, ni parler au nom de toutes les personnes naturistes. Ils proposent un cadre de travail pour étudier sérieusement une culture souvent simplifiée, mal comprise ou réduite à des clichés.

L’Institut pourrait dialoguer avec des chercheurs, artistes, juristes, médecins, archivistes, journalistes, associations, résidents, visiteurs, collectivités, fédérations et projets indépendants travaillant sur des questions proches. Ces dialogues ne signifieraient pas affiliation, approbation automatique ou responsabilité éditoriale commune.

Certains projets apparentés pourraient être cités comme ressources ou interlocuteurs indépendants : Ho Kepos, autour des arts, de la philosophie et des environnements naturistes ; Pedras d’el Rei & República do Miau, autour de la mémoire, de la propriété, de la gouvernance et des abus d’autorité ; ou d’autres réseaux consacrés à la transparence, aux libertés publiques, à la corruption économique et à la défense des communautés vulnérables.

Méthode serait essentielle. Institut devrait distinguer faits établis, sources publiques, témoignages, hypothèses, soupçons raisonnablement documentés, opinions et conclusions juridiques. Cette prudence ne vise pas à affaiblir la critique ; elle vise à rendre la critique plus solide.

Finalité resterait simple : mieux comprendre pour mieux protéger. Protéger les corps contre la honte et la sexualisation. Protéger les lieux contre la banalisation et l’extraction. Protéger les communautés contre les abus d’autorité. Protéger les archives contre l’oubli. Protéger les générations futures contre la disparition silencieuse d’un patrimoine vivant.