Résidents & propriétaires de bungalows
Reconnaître une communauté existante sans transformer le CHM en lotissement ordinaire
Le CHM n’est pas seulement un lieu de passage. Il est aussi un lieu habité, fréquenté, retrouvé, entretenu et transmis par des personnes qui y reviennent depuis des années, parfois depuis plusieurs générations.
Les résidents, les propriétaires ou occupants de bungalows, les familles attachées à une parcelle, les personnes présentes une grande partie de l’année et les visiteurs réguliers forment une part essentielle de la mémoire vivante du site. Ils ne sont pas seulement des consommateurs d’hébergement. Ils portent des souvenirs, des pratiques, des repères, des formes de voisinage et une connaissance concrète du lieu. Pour distinguer plus précisément propriété matérielle, emplacement, HLL et droit d’occupation, voir Bungalows, HLL & droits d’occupation.
Une future Fondation CHM devrait reconnaître cette réalité sociale avec sérieux. Elle devrait éviter deux erreurs opposées : traiter les résidents comme de simples clients révocables à volonté, ou transformer le CHM en lotissement ordinaire détaché de sa mission naturiste, touristique, environnementale et communale.
L’enjeu serait de trouver un équilibre juste. Le CHM doit rester un site naturiste vivant, ouvert aux visiteurs, accessible aux familles, lié à la commune et protégé comme paysage. Mais cette ouverture ne devrait pas effacer la dignité des personnes qui y ont construit une relation durable avec le lieu.
Une politique responsable pourrait examiner plusieurs questions : conditions d’occupation, règles de transmission, rénovation des bungalows, transparence des listes d’attente, sécurité juridique, droits et devoirs des occupants, éventuels permis de résidence permanente ou quasi permanente, adresse postale, vieillissement des résidents, succession, vente, rénovation, entretien et protection du paysage habité.
Ces questions ne peuvent pas être traitées par improvisation ou par décision opaque. Elles touchent à la confiance, à la valeur patrimoniale, à la continuité sociale et à la capacité du CHM à rester autre chose qu’un produit saisonnier.
Une Fondation CHM pourrait proposer une méthode : règles écrites, consultation des personnes concernées, distinction claire entre résidence permanente, résidence secondaire, occupation saisonnière et usage touristique, publication des critères, procédures de recours et attention aux situations humaines difficiles.
La reconnaissance des résidents ne devrait pas créer un privilège fermé. Elle devrait servir l’équilibre général du site. Le but serait de protéger une communauté existante tout en maintenant le CHM comme lieu naturiste ouvert, partagé, responsable et transmissible.