Qu’est-ce qu’une FRUP ?

Une fondation reconnue d’utilité publique

Une FRUP est une fondation reconnue d’utilité publique. Elle permet d’affecter durablement des ressources, des biens ou des droits à une mission d’intérêt général.

Ce modèle ne repose pas sur la propriété privée d’un fondateur, ni sur la distribution de bénéfices, ni sur l’intérêt d’un groupe fermé. Il repose sur une idée plus exigeante : un patrimoine est mis au service d’une œuvre qui le dépasse.

Pour être reconnue d’utilité publique, une fondation doit présenter une mission claire, une gouvernance solide, une stabilité financière, des règles de transparence et une capacité réelle à poursuivre son objet dans le temps.

Pourquoi ce modèle pourrait convenir au CHM ?

Le CHM de Montalivet n’est pas un simple actif touristique. C’est un patrimoine vivant : naturiste, social, culturel, écologique, local et international.

Une FRUP pourrait offrir un cadre adapté à cette complexité. Elle permettrait de penser le CHM non comme une source de rendement à extraire, mais comme un lieu à entretenir, transmettre, documenter et faire vivre.

Elle pourrait aussi garantir que les ressources affectées au projet servent la mission : entretien du site, mémoire vivante, programmes sociaux, recherche, culture, dignité corporelle, accessibilité, écologie et coopération naturiste.

Ce qu’une FRUP n’est pas

Une FRUP ne serait pas une société commerciale.
Elle ne serait pas un club privé.
Elle ne serait pas une propriété personnelle.
Elle ne serait pas un gouvernement du naturisme.
Elle ne serait pas un pouvoir parallèle à la Commune.

Elle serait, si elle voyait le jour, un outil juridique au service d’une mission limitée, contrôlable et non lucrative.

Une mission sous contrainte

La reconnaissance d’utilité publique ne devrait pas être comprise comme une décoration administrative. Elle serait une contrainte.

Elle obligerait la Fondation CHM à définir son objet, structurer sa gouvernance, publier ses comptes, prévenir les conflits d’intérêts, respecter ses statuts et démontrer que les moyens reçus servent réellement l’intérêt général.

Cette contrainte est précisément ce qui rend le modèle intéressant. Une mission publique ne devrait pas dépendre de la seule bonne volonté des personnes. Elle devrait être protégée par des règles.

Une hypothèse, non une structure déjà constituée

La Fondation CHM n’existe pas encore. Ce site ne prétend pas parler en son nom.

CHM-Montalivet.org propose une hypothèse : et si le CHM pouvait être transmis par une structure d’intérêt public, non lucrative, transparente et durable ?

La FRUP serait une manière possible de donner une forme juridique à cette hypothèse. Elle ne suffirait pas à elle seule. Il faudrait aussi une volonté politique, une dotation, des statuts solides, une gouvernance compétente, un modèle économique crédible et une coopération loyale avec la Commune et les parties prenantes.

Principe directeur

Une FRUP ne rendrait pas automatiquement le CHM plus juste. Mais elle pourrait rendre plus difficile sa capture.

Sa promesse serait simple : ce qui est affecté à la mission doit servir la mission.

Le CHM ne serait alors pas seulement exploité. Il serait confié.