Raison d’être

Pourquoi imaginer une Fondation CHM ?

Le Centre Hélio-Marin de Montalivet n’est pas seulement un équipement touristique. C’est un lieu historique du naturisme, un paysage littoral fragile, une communauté vivante, une mémoire sociale, un ensemble de pratiques corporelles non sexuelles et un patrimoine à transmettre. Cette raison d’être se prolonge dans Mission d’intérêt public, qui précise ce qu’une Fondation CHM devrait chercher à protéger, développer et transmettre.

La raison d’être d’une Fondation CHM serait de reconnaître cette pluralité de valeurs et de lui donner une forme institutionnelle durable.

Un site comme le CHM produit plusieurs types de valeur à la fois : valeur culturelle, valeur sociale, valeur écologique, valeur économique locale, valeur familiale, valeur mémorielle et valeur internationale pour le naturisme. Lorsqu’un tel lieu est gouverné principalement comme un actif commercial, une partie de ces valeurs risque de rester invisible, secondaire ou insuffisamment protégée.

L’hypothèse défendue ici est simple : un patrimoine vivant ne devrait pas être seulement exploité. Il devrait être compris, entretenu, transmis et rendu responsable devant celles et ceux qu’il concerne.

Une Fondation Reconnue d’Utilité Publique pourrait offrir un cadre pour penser cette responsabilité autrement. Elle ne serait pas une garantie automatique de vertu, mais elle pourrait créer des obligations plus claires : mission d’intérêt public, non-lucrativité, transparence, contrôle, prévention des conflits d’intérêts, affectation des ressources à la mission et protection intergénérationnelle du site.

La raison d’être de la Fondation CHM serait donc de faire passer le CHM d’une logique de simple exploitation à une logique d’intendance.

Intendance signifie ici : prendre soin d’un lieu que l’on n’a pas créé seul, que l’on ne possède jamais absolument, et que l’on doit transmettre dans un état meilleur, plus juste et plus compréhensible aux générations futures.

Cette page ne prétend pas que la Fondation CHM existe déjà. Elle expose pourquoi une telle institution mérite d’être imaginée, discutée, critiquée et, peut-être un jour, constituée.